Sonia Pellegrin Ma pause mode

Sonia Enthousiaste d’une mode meilleure avec Ma Pause Mode

Salut, je suis Sonia, la fondatrice de Ma pause mode. Sur cette page, la bavarde que je suis ouvre son cœur pour partager son parcours avec vous lecteurs et lectrices, Je souhaite partager mes origines, mes déclics et mes constats (qui n’engagent que moi) ainsi que mes aspirations et mes ambitions.

Parce que oui je crois profondément à une mode meilleure et plus enthousiaste !

Utopiste peut-être, Rêveuse certainement, Enthousiaste sûrement, … mais n’est-ce pas en visant la lune qu’on peut un jour atteindre les étoiles ? Un cheminement que je m’autorise avec toujours de l’humilité et de la bienveillance, valeurs que je prône dans tout partage sur Ma Pause Mode.

Bonne lecture,

Sonia Pellegrin Auch

Biographie & origines

Tombée pendant l’enfance dans les coulisses de beaux habits, je suis aussi fière d’être la fille d’une maman de bon goût. Pour la petite histoire, ma mère a travaillé en tant que comptable pour deux enseignes de prêt-à-porter de luxe et haut-de-gamme qui se trouvaient à Toulouse et à Auch*.

Je remarque qu’elle a toujours su cultiver un style citadin et élégant. À cette époque pour aller travailler, les employés devaient respecter certains codes vestimentaires, ceci explique aussi cela. Ma mère me confie également qu’elle a économisé pour s’acheter de telles pièces signées de grandes marques dont elle rêvait. C’était aussi un peu son péché mignon les beaux vêtements et accessoires !

En 2016, j’ai redécouvert ses trésors vestimentaires de jeunesse qu’elle conservait précieusement dans un coffre… C’est avec une vive émotion et une grande excitation que j’ai trouvé quelques merveilles vintage signées Guy Laroche, Kenzo, Jean-Paul Gaultier, Cacharel, Pierre Cardin ou encore Dorothée Bis. Puis, c’est dans l’album familial que je me suis surprise à retrouver ma maman, durant sa vingtaine et sa trentaine. Ses vêtements reflétaient une certaine élégance au travers de looks plutôt classiques, mais aussi souvent colorés. Bref, à l’image des années 60 et 70.

Prendre ce recul sur les traces de ma maman, c’est me rendre compte que cette passion nous relie vraiment. Et à l’âge adulte, c’est fort plaisant de pouvoir échanger avec elle à ce sujet. Puis, bien entendu, certaines de ses pépites vestimentaires se retrouvent désormais dans mon dressing !

Ma mère a plus de 70 ans. Elle a connu les prémices du prêt-à-porter, de la mode plus accessible. Aujourd’hui, je lui témoigne les dérives de ce modèle qui a été détourné et entaché. Comme sûrement nombreux d’entre vous, ces constats l’attristent aussi.

La classe populaire ou moyenne dont elle fait partie devait économiser à sa génération pour se vêtir selon ses désirs. Le choix d’un vêtement était intrinsèquement réfléchi et l’habit porté avec plaisir et aussi avec fierté des coulisses qu’il représentait. Dans l’imaginaire, ces coulisses représentaient :

  • un grand nom de marque ou de créateur,
  • des usines textiles dont l’industrialisation restait à échelle humaine et synonyme de savoir-faire,
  • des ambitions novatrices de donner la chance à chacun de pouvoir porter un beau vêtement ou accessoire,
  • des cadences qui restaient raisonnées,
  • des utilisations de ressources encore modérées,
mode vintage
machine à coudre vintage
vintage souvenirs

*Pour un peu de culture, Auch, c’est la capitale du Gers, la ville du légendaire d’Artagnan, mais pas que ! Mon berceau est synonyme de terroir, de bien manger, de convivialité et de merveilleuse nature vallonnée. La beauté de ces paysages varie au fil des saisons et des cultures agricoles…

tissu blanc
fast fashion 2022

La mode accessible L’essor du prêt-à-porter & les tristes dérives de cette ambition louable

Ce rêve de la mode accessible des années 60 et 70 a connu un tournant dans les années 80. Citons notamment un géant espagnol qui a désiré aller encore plus loin et casser les prix. Avait-il conscience des dérives engendrées par ce nouveau mode de consommation ? Nombreux consommateurs dont je fais partie ont adhéré à ce mouvement. Au final, ils sont plus devenus les serviteurs de ce système tronqué que les heureux gagnants de cette mode jetable…

La mode jetable (fast fashion) réprésente, selon moi, une combinaison irraisonnée et déraisonnable de différents facteurs. De nos jours, il est nécessaire de se défaire de la Fast Fashion en prenant du recul. Cette transition reste toutefois encore difficile pour la plupart des gens, car encore parasités par, je cite :

  • les fausses croyances portées par un Marketing de séduction incisif : “Plus j’achète, plus je suis heureuse, affirmée et reconnue pour la valeur que renvoie ma tenue”’, “Tu as absolument besoin de ce nouvel article tendance”, « Acheter c’est mieux que d’aller chez le psy », etc.

Or, un achat compulsif ou un achat qui ne répond pas à ton réel besoin ou à une véritable envie de te faire plaisir procure seulement une sensation de joie, d’excitation ou de bien-être éphémère. Sentiment qui de plus en plus souvent devient carrément négatif face à un dressing qui déborde, qui manque d’air, dont l’accumulation frise le mal être, et j’en passe ! Bref, quand on se trouve face à notre dressing, on ne sait pas du tout comment s’habiller pour changer de nos habitudes, pour être en confiance, pour se sentir belle. “Trop de choix tue le choix” et même la joie. Nos placards et penderies tellement saturés avec même parfois des rangements ou des portants tordus par le surpoids de nos habits frisent le mauvais goût, voire même le dégoût.

  • des appels aux prix toujours plus bas. Et, en taisant surtout les coulisses de tels tarifs ce Marketing fait croire que : “ Moins c’est cher, plus j’ai de pouvoir d’achat, plus je peux consommer en quantité et plus je suis heureux”.

Ce constat est aussi valable en matière de seconde main ou de location. La surconsommation ne rime définitivement pas avec bonheur de nos jours 

En réalité, il n’y pas que le Marketing et les messages publicitaires qui sont remis en cause.
C’est bien plus complexe.

fast fashion dérives

Pour résumer, ce constat de surconsommation nocive (Ndlr: qui ne s’applique pas seulement à la mode, bien entendu) reflète plutôt « la rencontre » de l’industrialisation, de la mondialisation et même du néolibéralisme. Le capital et intrinsèquement le prix toujours plus concurrentiel entre les marchés internationaux devient un enjeu, un objectif et même une source de motivation d’achat. Un prix parfois même tristement plus motivant que l’achat en lui-même…

Oui, n’avez-vous jamais entendu quelqu’un vous dire « Mais c’est vraiment pas cher, achète-le ! ». Acheter et posséder pour se faire véritablement plaisir ou acheter simplement parce qu’on pense faire une bonne affaire ? La question ne devrait pas se poser ^^

Bien entendu, face à un prix bas ou une promotion alléchante, il est aisé de te consoler ou de te rassurer en te disant que ça aura bien une utilité, un jour. Pourtant, il y a fort à parier qu’en l’attente d’un tel usage, cet achat placé dans ton dressing (déjà encombré) éveillera en toi un sentiment plus proche du regret que de la fierté et de la joie d’avoir fait une bonne affaire.

Triste constat, n’est ce pas ?

Et oui, la démocratisation de l’habillement s’est malheureusement transformée en de la consommation en masse et perverse.

Depuis les années 2010, la surconsommation et la surproduction entraînent de véritables drames humains et environnementaux. Dans cette histoire, je remets aussi en cause une autre de mes passions : le Marketing. Cette voie professionnelle que j’ai choisie après un Master 1 en LEA Commerce International, m’a séduite car elle allie rigueur et créativité. Un équilibre que j’apprécie au quotidien.

Fort heureusement, le Marketing tout comme l’industrie de la mode peuvent être révisés. Puis, alors utilisés à bon escient jusqu’à servir à meilleur escient.

Consommer en conscience et dans le respect de nombreuses valeurs fédératrices, même si ce modèle n’est pas toujours parfait, m’apparaît comme un challenge contemporain. Un défi qui doit être porté à la fois par les consommateurs, par les marques et par les gouvernements.

2010-2020 : Le mouvement Slow Fashion : éveil et évolutions enthousiastes pour un futur de la mode plus durable

Avec Ma Pause Mode je souhaite mettre en lumière des initiatives engagées. Ayant arrêté le blogging en 2018, je n’ai point cessé de me tenir informée de l’évolution de la mode durable. J’adhère aussi au mouvement “Body positive” dans le sens : tous les corps sont beaux, toutes les silhouettes  (en incluant aussi le manque de formes ou de muscles pour les hommes) ont de la valeur. Cette rubrique va aussi rejoindre l’édito.

Enfin, depuis 2018, j’ai aussi eu la chance de collaborer avec le LABEL Sloweare afin de rester au cœur de l’actualité de la Slow Fashion. 

De plus, depuis 2013, ma manière de consommer l’habillement a beaucoup évolué. Je tends vers la déconsommation et cela me rend vraiment heureuse. C’est aussi ce cheminement personnel que je souhaite partager sur Ma Pause Mode. Un cheminement semblable à bien d’autres témoignages de personnes qui, comme moi, sont convaincues des bénéfices d’une mode meilleure. Et ces personnes j’espère aussi les mettre en lumière dans mes contenus.

Parce que OUI, les informations relayées sur les réseaux sociaux par différents acteurs engagés s’imposent comme des sources riches et motivantes en matière de futur meilleur pour le secteur de l’habillement. Ma Pause Mode s’érige alors comme un porte-parole supplémentaire de ce mouvement en faveur de la mode durable et de s’habiller avec plus de plaisir et de confiance. 

fabrication de tissus
artisan de la mode

Je suis convaincue qu’il reste encore de la place pour l’éveil de nouvelles voix en matière de mode plus durable et plus enthousiaste.

J’espère que, vous aussi, vous oserez faire entendre votre voix sur Ma Pause Mode sur un article de blog ou en interview Podcast. 

N’hésiter pas à me contacter pour témoigner ici 🙂

Bonne immersion et découvertes dans l’univers Ma Pause Mode !